Comparatif · mis à jour en juillet 2026

Quelle solution d'assistance choisir pour un parent âgé ?

« La meilleure application » n'existe pas dans l'absolu : elle dépend de trois choses seulement — un smartphone ou non, une famille disponible ou non, et ce que votre proche acceptera vraiment d'utiliser. Voici les quatre familles de solutions, ce qu'elles font réellement, et leur prix.

Nous éditons l'une de ces solutions, Ange Gardien. Vous trouverez donc plus bas ce qu'elle ne fait pas, et les situations où nous vous conseillons autre chose. Un comparatif qui conclurait à notre avantage dans tous les cas ne vous servirait à rien.

Les quatre familles de solutions

1. La téléassistance classique

Un boîtier au domicile et un médaillon ou bracelet porté en permanence. En cas d'appui, un opérateur humain décroche depuis une centrale ouverte 24 h/24, parle à la personne, et prévient la famille, un voisin ou les secours.

Prix relevés en juillet 2026 : environ 28 à 38 €/mois chez Présence Verte, 28 à 35 €/mois chez Filien ADMR, à partir de 25,90 €/mois chez Europ Assistance. Le crédit d'impôt de 50 % ramène ces montants à environ 12 à 23 € net.

Le point fort : quelqu'un décroche toujours, même à 3 h du matin, même si toute la famille dort. C'est la seule catégorie qui l'assure.
La limite : le médaillon doit être porté, y compris sous la douche et la nuit. C'est le premier motif d'échec, avant même le prix.

2. La téléassistance mobile ou GPS

Même principe, mais l'appareil suit la personne à l'extérieur : montre, boîtier de poche ou téléphone dédié, avec géolocalisation. Utile pour quelqu'un qui sort encore seul.

Prix : généralement au-dessus de la téléassistance fixe, jusqu'à 45 €/mois pour les offres incluant une analyse du rythme de vie. Même crédit d'impôt.

Le point fort : couvre les sorties, les courses, le jardin.
La limite : un objet de plus à recharger, et le refus de porter reste le même obstacle.

3. Les capteurs et la détection automatique

Détecteurs de mouvement, capteurs d'ouverture de porte, parfois caméras. Le système apprend les habitudes et signale les écarts : personne n'est sorti de la chambre ce matin, le réfrigérateur n'a pas été ouvert.

Le point fort : rien à porter, rien à déclencher. C'est la seule réponse si votre proche ne peut pas appeler à l'aide lui-même — après un malaise, ou en cas de troubles cognitifs.
La limite : c'est aussi la plus intrusive. Votre parent devient l'objet d'une observation permanente qu'il ne contrôle pas, et les fausses alertes finissent par être ignorées. À réserver aux situations où il n'y a pas d'alternative.

4. Les applications familiales

Aucun matériel : l'application s'installe sur le téléphone que votre proche possède déjà. Quand il appuie, ce sont les membres de sa famille qui sont prévenus, tous en même temps, sur leurs propres téléphones.

Prix : quelques dizaines d'euros par an. Ange Gardien est à 3,99 € par mois ou 39,99 € par an pour six personnes. Pas de crédit d'impôt : ce n'est pas un service à la personne.

Le point fort : rien à porter ni à installer, coût faible, et l'outil sert aussi au quotidien — donc il est ouvert tous les jours, donc il sera su le jour où ça compte.
La limite, qui est la vraie : personne ne décroche à la place de la famille. Si le cercle dort ou est injoignable, l'alerte attend.

Le tableau, en une lecture

 TéléassistanceMobile / GPSCapteursApplication familiale
Qui répondUn opérateur, 24 h/24Un opérateur, 24 h/24Un opérateur ou la familleLa famille
À porterMédaillonMontre ou boîtierRienRien (le téléphone)
Coût net / mois12 à 23 €15 à 23 €Variable, souvent plus3,33 à 3,99 €
DéclenchementVolontaireVolontaireAutomatiqueVolontaire
Sert au quotidienNonNonNonOui
AcceptationSouvent difficileSouvent difficileDifficilePlus facile

Prix relevés en juillet 2026 sur les sites des opérateurs et des comparateurs spécialisés, crédit d'impôt de 50 % appliqué pour les services à la personne. Les offres évoluent : vérifiez auprès de l'opérateur avant de décider.

Comment choisir, concrètement

Trois questions suffisent presque toujours.

Votre proche a-t-il un smartphone, et s'en sert-il ?

Si la réponse est non, et qu'il n'en veut pas, les applications sont hors sujet : allez vers une téléassistance. Inutile d'acheter un smartphone pour l'occasion — un appareil qu'on ne maîtrise pas ne sera pas utilisé en situation de stress.

Y a-t-il quelqu'un pour répondre ?

C'est la question décisive, et celle qu'on élude le plus. Comptez honnêtement : combien de personnes peuvent réellement décrocher à 4 h du matin et se déplacer en moins de trente minutes ? Si la réponse est « une, et pas toujours », prenez une téléassistance. Une application ne crée pas de disponibilité.

Peut-il encore appeler à l'aide lui-même ?

Toutes les solutions ci-dessus sauf les capteurs reposent sur un geste volontaire. S'il existe un risque sérieux qu'il ne puisse pas appuyer — troubles cognitifs avancés, malaises avec perte de connaissance — seule la détection automatique répond, avec le coût d'intrusion que cela suppose.

Ce qu'Ange Gardien ne fait pas

Si l'un de ces points est rédhibitoire pour votre situation, ne prenez pas Ange Gardien : prenez une téléassistance. Vous dormirez mieux, et c'est le but.

Et si vous hésitez encore

Rien n'empêche de cumuler : une téléassistance pour le filet de sécurité professionnel, une application familiale pour le lien quotidien et l'information partagée entre frères et sœurs. Nous détaillons cette combinaison dans notre comparatif téléassistance ou application.

Et si le vrai obstacle n'est pas le choix de la solution mais le refus de votre proche — c'est le cas le plus fréquent — commencez plutôt par cette page-là.

Ange Gardien, en deux phrases

Un bouton d'appel à l'aide sur le téléphone de votre proche : quand il appuie, tout le cercle familial est prévenu en même temps, avec sa position. Le reste du temps, l'application sert au quotidien — médicaments à cocher, rendez-vous, messages, photos.

3,99 € par mois pour six personnes, 14 jours d'essai. Voir comment ça marche.

Ange Gardien n'est pas un service de secours et ne remplace pas les numéros d'urgence. Aucun opérateur ne traite les alertes : seuls les membres de votre cercle familial les reçoivent. En cas d'urgence, appelez le 15, le 18 ou le 112 (le 144 depuis la Suisse).